Peintre

BACON Francis

Francis Bacon est né en 1909 à Dublin, en Irlande, dans une famille anglaise. Il est mort en 1992 à Madrid.

Il est l’un des plus célèbres artistes anglais du XXe siècle. Loin de l’abstraction qui domine les années 1950, Francis Bacon (1909–1992) est le peintre du corps torturé et hurlant, de l’introspection doloriste. Personnalité complexe, ce contemporain de Lucian Freud est l’auteur d’une œuvre expressionniste fortement influencée par la relecture des grands maîtres du passé.

Évacuant toute anecdote, sa peinture est une forme de miroir qui reflète ses angoisses, ses drames et ses obsessions dans une époque marquée par la Seconde Guerre mondiale.
Sacré et profane se mêlent constamment dans cette œuvre métaphysique, dont le sujet véritable est cette parenthèse que constitue l’existence (douloureuse) entre la naissance et la mort.

Sujet d'étude

Le visage humain

Installé dans son atelier londonien définitif en 1961, Bacon explore le visage humain, soit en travaillant l'autoportrait, soit en prenant ses compagnons pour modèles (Portrait of George Dyer Talking, 1966), soit encore en s'inspirant de photographies d'artistes réputés.

Il se livre alors à des variations saisissantes entre le jeu des couleurs et celui des expressions.

Là où l'homme aperçoit un tout petit peu d'ordre, il en suppose immédiatement beaucoup trop.

Francis Bacon

Obsession

L'isolement

Cherchant à frapper le spectateur jusqu'au plus intime de lui-même, l'œuvre de Bacon sera qualifiée d'"existentialiste" dans la mesure où l'individu est saisi au cœur de son isolement (dans une chambre, un lit ou un espace presque totalement abstrait), qu'accentue la fréquente présentation en triptyque, dont les personnages juxtaposés ne communiquent guère (Études du corps humain, 1970 ; Corps en mouvement, 1976).

Sa dernière manière se fait carrément épurée (Sang sur le plancher, 1986).

Signature

Le triptyque

L'œuvre de Francis Bacon se déploie en grands triptyques mettant en scène sa vie, ses amis, son admiration pour Vélasquez, van Gogh ou Picasso, ou par des portraits torturés, comme pliés dans la texture de la toile, de ses amis Michel Leiris, Mick Jagger, etc.