Peintre - Sculpteur - Graveur - Auteur

DALÍ Salvador

Salvador Felipe Jacinto Dalí y Doménech est né en 1904 à Figueras, en Espagne. Peintre, sculpteur, auteur, il est considéré comme l’un des représentants les plus distinctifs du surréalisme et des icônes du XXe siècle.

Influencé par l’impressionnisme, il commence sa formation artistique à l’académie de Madrid. Sur les conseils de Miro, il part ensuite pour Paris, où il rejoint le groupe des surréalistes.
Il rencontre sa future femme et inspiration, Gala. Elle sera sa « muse surréaliste », l’inspiratrice de sa vie et de son œuvre.

Il trouve son style unique vers 1929 en inventant la méthode critique paranoïaque. Ses œuvres tournent autour des thèmes du rêve, de la sexualité, de son épouse Gala et de la religion.

Dalí et la sculpture

Une fascination pour la forme

Dès les années 1930, Dalí s’essaye à la troisième dimension et à la sculpture.
Son souhait est de traduire en volume et matière solide les fétiches et obsessions issus de son inconscient. C’est ainsi qu’il restitue sous forme de sculptures les grands thèmes de son œuvre picturale.

Ces sculptures sont réalisées selon la technique dite à la cire perdue ; un procédé permettant une précision parfaite dans le modelage du bronze.

Elles représentent un aspect significatif de la création artistique de Dalí et fournissent une synthèse de son intérêt pour la forme. Ces sculptures en bronze sont effectivement du surréalisme dans la troisième dimension.

Le moins que l'on puisse demander à une sculpture, c'est qu'elle ne bouge pas.

Salvador Dalí

1975 - 1984

Elephant Spatial

L’image d’un éléphant portant un obélisque s’inspire du célèbre tableau de Dalí, “La Tentation de Saint Antoine”, peint en 1946 à New York. L’artiste créa l’image d’un éléphant portant un obélisque dans un paysage égyptien désertique. Le symbolisme de l’obélisque renvoie dans notre monde moderne à des notions de progrès de la technologie et de pouvoir et est un hommage à la sculpture du Bernin, à Rome.

Pour le modèle de cette sculpture, réalisée d’après les éléphants du tableau, Dali a choisi de représenter les éléphants avec des jambes fines comme des pattes d’araignée, presque invisibles. Ces jambes, à l’apparence fragile, contrastent avec la lourdeur du corps massif de l'animal. Les longues jambes aux proportions exagérées élancent l’éléphant vers un monde surréaliste.

L’obélisque représente la lourdeur d’un fardeau, mais l’artiste déforme la réalité en lui conférant une supposée légèreté, une représentation illusoire qui semble flotter au-dessus de la selle. La combinaison de ces éléments contradictoires donne une impression de désordre et de déséquilibre métaphysique, qui ne peut exister seulement que dans le monde merveilleux du rêve. L’image des longues jambes avec une obélisque pointant vers les cieux fait référence à la volonté de l’Homme de toujours aller plus haut et à se dépasser.

1979 - 1984

La Danse du Temps II

La montre molle est la plus aimée et la plus connue de toutes les images iconoclastes de Dali ; la fluidité omniprésente du temps est représentée non seulement sous la forme d’un mouvement, mais aussi comme s’il s’agissait d’une danse suivant le rythme de l’univers.

Le temps universel ne connaît aucune limite, il est perpétuel ; il « avance en dansant » et sans jamais s’arrêter, ni pour l’homme, ni pour l’histoire, pas même pour le cosmos. L’image a été élaborée dans trois différentes œuvres : Danse du Temps I, II et III.

1949 - 1984

La Danseuse Dalinienne

Palpitant d’une grande force intérieure, la danseuse se meut au rythme intense et passionné du flamenco espagnol. Dali était fasciné autant par l’art que par l’esprit de la danse, en particulier par le flamenco, une danse emblématique de sa terre natale et qui, comme on le sait, implique les mille et une facette des émotions humaines.

La jupe de la danseuse s’enroule autour d’elle en une expression spontanée faite de vitalité et d’extase.

La Galerie Montmartre

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